(Raymonde, coeur d'or, joyeuse comme tout, tu m'aurais fait sourire juste en me jouant un morceau ou en me pincant une joue. T'étais comme une tante, certes plus vieille et plus ridée, mais une tante que j'aurais aimé gardé plus près, plus longtemps de moi. Le temps a décidé autrement et j'dois avoué que ça m'a brisé le coeur, j'ai culpabilisé, mais je suis allée te voir et j'ai chanté avec toi. j'ai été heureuse et j'ai souri pour ton départ je t'ai dit les mots que je n'avais pu te dire et les fleurs étaient là, avec un mot qui n'était pas mien et pourtant, je sentais qu'on avait mis une parcelle de moi dedans pour que tu partes avec un souvenir de moi. J'espère que tu te souviendras de moi comme je me souvenais de toi. Une personne généreuse, de coeur et d'amour qui n'a pas peur de dire ce qu'elle a à dire. Espérons que tu trouveras ta paix autour de nous, le voyage nous semble long, mais prend le temps qu'il te faut pour faire les salutations.)
ça fait un bout que j'ai écrit ça...j'avais juste pas le moral de cliquer sur "continuer"
Puis je l'ai relus ce soir.
Ça me rend morose.
J'ai l'impression de revivre la même situation. Mais je veux pas.
Robé, j'tiens à toi. Robé, il a un cancer lui aussi, mais encore plus terminal que ma grand-tante. Il n'atteindra probablement pas Noël. C'est un des rares moments où je le vois et pourtant...il aurait très bien pu me faire un oncle lui aussi. Seulement, le temps passé avec lui est différent et je ne sais que très peu de chose sur lui...j'espère seulement qu'il ne souffrira pas longtemps...Parfois il faut laisser aller la chose...C'est parfois mieux ainsi. Il est sur la morphine et je crois que je vais me dépêcher à aller le voir. La famille compte.


